De retour à la page principale NOTE: MES TEXTES SONT MAINTENANT PUBLIÉS SUR BLOGSPOT (2008) |
J'ai publié des textes à saveur spirituelle à différents moments, dans différents contextes.
Une réflexion sur l'auto-suffisance
Un texte au sujet de l'instant
présent
Un texte au sujet de la crise
de l'Ego
Un texte au sujet de
mes amis virtuels!
Des liens - Un hommage à ma mère qu'on retrouve sur la version
virtuelle du magazine
Être qu'on retrouve sur
la version virtuelle du magazine version
virtuelle du magazine
Des extraits de mon recueil de pensée
Un hommage à mon maître Samuel Bob Moore
Des articles publiés dans la revue:
La crise EgoYogique qu'on retrouve sur la
version virtuelle du magazine
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Des liens
publié dans le numéro de Septembre-Octobre 2008 de la
revue Le Cheminement
La première fois que j'ai entendu chanter Céline Dion, j'en ai eu des frissons. Le pire c'est que je ne pensais pas à ce qu'elle chantait. Où plutôt oui, je l'écoutais, sauf qu'en même temps je faisais un lien avec le passé. Vous savez quelquefois on regarde une chose et cela nous en rappelle une autre? Nous confondons le moment présent et faisons un lien avec un autre évènement.
Céline a beaucoup voyagé avec sa voix. Naturellement, vous me direz qu'on a déjà fait le tour de ce sujet. Qu'on en a parlé suffisamment. Hors, voyez vous, quand j'entends Céline, quand je la vois à la télé, c'est au maître Gurdjieff que je pense. Vous savez le mystique Russe. Au cinéma, j'ai vu cette œuvre…remarquable. Je me souviens, il y avait au début de son film une compétition de chant. Gurdjieff était l'enfant qui observait. Il y avait des montagnes tout autour. Les « académiciens » essayaient de reproduire la syllabe parfaite, celle ou celui qui générerait de l'écho! Hors, tout le monde essayait et personne n'arrivait à résonner à la fréquence requise. Puis vint une fille, le sage enfant l'avait remarqué. Elle réussit. Tout le monde était ébloui. On entendait l'écho de sa voix comme si c'était une sirène. J'imagine que Céline aussi arrive à reproduire des notes parfaites! Donc, nous faisons des liens durant la journée, comme ça, presque à notre insu. Vous savez les jeux d'associations que les psychologues nous font faire? Les liens qui surgissent dans notre cerveau, en yoga on appelle cela des « sanskaras », des impressions qui colorent notre vie. Ils se déposent dans notre corps comm ???÷?e des nœuds, des « granthis ».
| Moi, en tout cas, quand je chante dans mon bain, je me souviens plutôt de ma mère qui me disait d'arrêter. Elle ne voulait pas que j'arrête de chanter, elle voulait que j'arrête de battre la mesure, ça faisait du dégât! Elle était du genre protectrice ma mère. Autant elle voulait protéger la blancheur de son plancher, autant elle voulait que je réussisse à l'école, que je m'instruise. Elle qui n'avait qu'une sixième année forte! Puis, tout ce qu'elle faisait pour moi, c'était la note parfaite. Elle me disait : Applique toi Daniel, ça vas te servir un jour. Ah si jeunesse savait! Je me souviens aussi dans le film de Gurdjieff, il y avait une séquence ou c'était lui, toujours enfant, qui jouait à une sorte de jeux de "prison". | ![]() |
Les autres enfants avaient dessiné un cercle dans le sable tout autour du petit. Il n'avait pas le droit d'en sortir avant qu'un autre enfant vienne à sa rescousse. On devait effacer une partie du cercle pour qu'il soit libéré. Lui, le petit Georges, avait triché. Il s'était en quelque sorte libéré lui-même de sa prison imaginaire. Vous pouvez imaginer le reste.
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Être
publié dans le numéro de Novembre-Décembre 2008
de la revue Le Cheminement
L’instant présent
Aujourd’hui pour toujours
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Je l’avoue, je suis jaloux. On entend parler que des personnes super intelligentes
vivent le Samadhi à longueur de journées. Eckart Tolle et Jill
Bolte Taylor la chirurgienne du cerveau sont les deux qui me viennent en tête.
Comme si l’illumination appartenait aux plus doués, que nous, les
simples citoyens n’avons pas accès à l’utopie ultime
qu’est l’ « éveil ».
Que devons nous faire pour parvenir à la béatitude?
Puis, on dirait que ce sont toujours les autres qui sont « heureux »!
« Qu’elle a l’air bien dans sa peau. Ça se voit qu’elle
est en santé, elle rayonne, elle est présente, elle dégage.
Elle a du charisme quoi! » Argh… La science ne sait pas encore comment
le bonheur fonctionne chez-nous les homos sapiens. Comme dit le psychologue
Jean Garneau : « Nous cherchons tous à être heureux, pourtant
nous atteignons rarement le bonheur. »-1- (http://www.redpsy.com/infopsy/bonheur.html)
Certains essaient de comprendre nos états de consciences supérieurs,
l’existence de l’âme, le cerveau dit mystique! Je pense ici
au docteur Mario
Beauregard de l’Université de Montréal. D’autres
nous disent que nous sommes à l’ère du verseau, que l’an
2012 approche à grand pas et que nous vivront tous la conscience cosmique…
bientôt! Chose certaine, l’intérêt de comprendre l’humain
dans sa totalité, de cerner la vérité sur qui nous sommes
devient une quête de plus en plus ardente. Où se trouve donc la
lumière au bout du tunnel? Comment être bien dans sa peau, se libérer
des émotions qui nous empêchent d’être authentique
et de ne pas vivre ces fichus de résistances corporelles?
On ne peut pas affirmer que si on pratique la méditation, on obtient
l’ « éveil ». On ne peut pas affirmer que si on se
comporte bien avec les autres, qu’on obéit aux lois de la vie et
des hommes, qu’on sera récompensé par un bien être
que nul autre ne peut accéder. Il n’y a rien de garantie dans cette
quête. Que faire, ou que ne « pas faire »? Nous nous retrouvons
devant plusieurs pratiques, plusieurs lignes de pensées, courants de
philosophies, méthodes et techniques d’amélioration de la
condition humaine qui fait que nous ne pouvons pas affirmer qu’une méthode
est meilleur qu’une autre. Pour atteindre la paix intérieure menant
à la « clarté » faut-il dénigrer le chemin
de notre voisin? Cette idée va à l’encontre du but recherché.
Se serait comme dire que lorsque le Dalaï Lama passera de l’autre
côté, son remplaçant sera cherché, voir trouvé
au Tibet même! (ses propres paroles dans «Ce
qu'il reste de nous». Tous sont d’accord (et moi aussi) que
peu importe l’âge, le sexe, la religion ou couleur de peau, pour
être bien, pour vivre l’utopie de l’Utopie, nous devons être
responsable et attentif à nos pensées. Les neurones du bonheur
ne résident pas dans les Kamasutra du sage Vatsyayana
(5ème siècle av. J.-C.).-3- (http://fr.wikipedia.org/wiki/Vatsyayana)
Et pas besoin de forcer pour atteindre la béatitude. Tout vient instinctivement,
normalement, sans forcer.
« Maman, réveille-moi quand
j’aurai faim? » « Mon enfant, la faim te réveillera bien toute seule » disait Ramakrisna. |
Puis il y a la responsabilité d’être intègre. Car
ce qui est le plus important c’est ce qu’on pense des autres et
non ce que les autres pensent de nous. Enfin, l’aspect de la reconnaissance
compte beaucoup pour établir un bonheur durable, un bonheur reposant,
rafraîchissant et plein de petits instants merveilleux.
Shakespeare n’a pas été le premier à s’interroger
sur cette question de l’Être. Socrate fut reconnut comme le philosophe
des philosophes parce qu’il a admis que la seule chose qu’il savait
c’est qu’il ne savait rien! Hors, avons-nous besoin absolument de
comprendre comment l’électricité fonctionne pour utiliser
l’éclairage de notre demeure? De savoir qu’on est bien, qu’on
est intègre suffit peut « ÊTRE »?
Les autres autour de nous comptent pour beaucoup. Soyons reconnaissants et
cessons d’être jaloux, ce sera ça d’acquis.
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La crise EgoYogique
Oser être moi-même

Les marchés économiques sont déboussolés. Notre
corps ne vit pas dans le portail de la lumière. La récession frappe
ici et là, comme s’il n’y avait plus d’ordre intelligent
qui régit l’humanité.
Avez-vous remarqué que depuis quelques mois (on dirait que ça
fait des années!), notre Ego est littéralement attaqué
avec ce que nous entendons, lisons et vivons au sujet de la crise économique?
Que lorsqu’on perd le contrôle, qu’on vit quelque chose d’imprévu
et de nouveau, on se sent menacé? Les grands sages nous disent sur ce
sujet que notre Ego doit mourir pour oser être Soi! Comment devons nous
gérer notre vie dans la dualité qui nous entoure? Comment dépasser
nos limites et agir pour devenir, pour prendre soin de soi? Quand notre Ego
est attaqué, peut-il se taire et se soumettre… spirituellement?
En fait, on dirait que la peur empêche notre Ego de se détacher.
Pas surprenant que le psychanalyste français Jacques
Lacanparle d’un « stade miroir » pour décrire la
formation de notre individualité. Comment donc pouvons nous arriver à
nous élever? Comment être a part entière?
| « Nous devons être le changement que nous
désirons voir dans ce monde » - Gandhi |
Nos sens sont bombardés. Lorsqu’on médite, les frustrations
montent. On dirait qu’on recule ou que l’on n’a jamais avancé.
Que tous les discours et rituels spirituels n’ont pas leurs places. Pourtant!
Même le mot « impuissance » prend une définition plus
urgente, voir présente. La turbulence que notre Ego vit, les menaces
que notre filet de sécurité social, familial et individuel rencontre
fait que nous, êtres éveillés (pas besoin d’être
en Samadhi s’auto déclarer « éveillé »!),
n’avons plus d’autres alternatives que de nous ouvrir, nous épanouir
et nous abandonner à notre puissance supérieure.
Comment donc peut-on arriver à faire la paix dans ce monde de la misère
du mental? Voilà autant de questionnement qui nécessitent une
réflexion profonde. En yoga intégral, Sri
Aurobindo nous dit : « Mais le plus difficile, pourtant, la pierre
d'achoppement réside dans la séparation que nous devrons faire
d'avec notre ego. Quand nous avons dépassé l'individualisation,
alors, nous sommes des Personnes réelles. ». Les Védantas
eux parlent de 8 étapes à franchir pour obtenir le bonheur absolu:
Code de conduite personnel, social, le hatha yoga, la respiration, la prière
par le retrait des sens, la concentration, la méditation et tout cela
pour arriver à la conscience cosmique. Le travail d’une vie entière,
comme Ghandi, quoi!
Souvenons-nous que le mot yoga ne signifie pas seulement « Union » en sanskrit. Il signifie aussi « attelage » L’attelage des sens comme on atèle un cheval pour maîtriser les sens. Ainsi, de façon pratico pratique, efforçons-vous à maîtriser nos sens pour cheminer en harmonie. Et quand notre Ego est attaqué, voyons le comme une opportunité de nous (le moi, le je en latin) détacher, de nous libérer, de faire fi de rien, de devenir observateur et oser être soi.
| « Il y a une fissure, une fissure dans tout Comme ça, la lumière peut entrer » - Leonard Cohen |
D’avoir le courage de faire des pas dans cette direction peut nous apporter des petites libérations à chaque fois que nous réussissons. Si on échoue, il y a toujours la prochaine fois. L’important est de demeurer conscient de notre conscience, de devenir observateur et oser être soi petit à petit sans être le bourreau que nous pouvons être pour nous même. Car c’est en dépassant ce genre de limite, en lâchant prise et en accueillant la controverse de la crise actuelle que nous traversons, nous réussissons égoïstement la transcendance. Le paradoxe ultime, la fissure qui laisse pénétrer la lumière, quoi! Ainsi, nous oserons petit a petit et à la façon d’une spirale, à nous affirmer, à être soi même, malgré les vicissitudes de la vie. La tête haute nous marcherons et peu importe ce que les autres dirons de nous, peu importe les bouleversements extérieurs que nous observerons, nous saurons demeurer calme et serin… au quotidien… dans l’instant présent.
Namaste (« Je salue le divin en vous »)
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